#StopFakeMeds #ThinkSmart
Un système de faux médicaments existe depuis plus de 50 ans au Liban et a été secoué par plusieurs scandales. La récente combinaison – pression citoyenne, vaillance judiciaire, mobilisation du secteur de la santé et volonté politique – est source d’espoir.
En juin 2025, après saisies, raids et arrestations, un réseau de trafiquants de faux anticancers est mis au jour au Liban. Les responsables, parmi lesquels figurent le frère de l’ancien ministre des Finances et son ex-femme, la responsable d’une société d’importation, des responsables pharmaceutiques et un officier de la Sûreté générale, avaient mis en place un système d’acheminement, de distribution et de vente de fausses versions de l’IMFINZI (durvalumab), dépourvues de principe actif, ainsi que d’autres types de faux médicaments, dans la chaîne de distribution pharmaceutique légale et informelle du pays.
Déclenchement : les dénonciations de patients et de citoyens sur la non-efficacité des traitements et les irrégularités conduisent la procureure générale du parquet financier par intérim, Dora El-Khazen, à saisir le dossier.
De nombreuses victimes s’expriment, comme le témoignage de Fadia Makawi, à peine 30 ans, atteinte d’un cancer du sein. Elle a payé 900 USD pour un médicament anticancéreux reçu de Turquie, qui s’est révélé faux ; elle a frôlé la mort au moment de l’administration du traitement.
Constat : les faux médicaments représentent jusqu’à un tiers du marché local, soit entre 150 et 200 millions USD par an.
Confirmation des faux : AstraZeneca, fabricant des produits authentiques, confirme que les échantillons étaient des faux : absence de principe actif, anomalies visuelles sur l’emballage et la présentation, numéros de lot non reconnus.
L’OMS relaie deux alertes concernant des lots de faux IMFINZI circulant dans le circuit non régulé : en Arménie, au Liban et en Turquie en décembre 2024 ; en Iran et en Turquie en mai 2025.
Notre action individuelle peut avoir un impact collectif.